Méditation, yoga et asthme – une revue systématique

Le yoga de méditation

Des études montrent que les personnes qui pratiquent le yoga méditatif et d’autres types de thérapies de relaxation ont un risque réduit de maladie cardiaque. Cependant, ces études sont très controversées. La plupart des études ont été mal faites et les conclusions qui en ont été tirées ne sont pas définitives. Ceux qui font les recherches veulent seulement trouver des corrélations, de sorte que nous pouvons conclure que la médiation diminue le risque de problèmes cardiaques, mais pas le prouver.

L’une des premières choses que vous remarquerez est que certaines de ces études ont trouvé des relations très fortes entre les deux. Elles indiquent que les poses de méditation protègent contre les problèmes cardiaques. Cependant, d’autres études ont abouti à des résultats différents. L’important est de comprendre la différence entre les deux. Si les poses de yoga peuvent certainement vous aider à améliorer votre circulation, les poses de méditation peuvent également vous aider à améliorer votre santé cardiovasculaire.

meditation yoga

Une revue systématique des interventions de yoga a utilisé les données de sept grands essais et a constaté que les interventions combinant le yoga et la méditation avaient un effet statistiquement significatif sur la survie globale, la morbidité et la mortalité cardiaques et la progression de l’invalidité chez les patients atteints de cancer. Il est important de noter que tout cela peut être influencé par de nombreux facteurs. Aucune analyse de l‘impact potentiel du stress sur ces résultats n’a été effectuée, de sorte qu’on ne sait pas très bien dans quelle mesure les interventions sont liées au stress et comment elles interagissent entre elles. Cependant, les auteurs des méta-analyses ont conclu que les deux interventions sont importantes et qu’elles devraient être incluses dans la pratique clinique.

Il existe une revue systématique sur les conditions de contrôle de la méditation et du yoga par rapport au traitement actif, qui est publiée dans le Journal of the American Medical Association. Cette revue a été réalisée par des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago. Ils ont réalisé une méta-analyse portant sur quatre essais associant le yoga à des services de santé mentale et un essai associant le yoga à des traitements psychologiques uniquement. Ces études ont été réalisées chez des adultes souffrant de troubles de santé mentale légers à modérés. Cette méta-analyse a révélé que le yoga et la thérapie psychologique avaient un effet sur l’amélioration de l’humeur et de la détresse générale. L’effet le plus important a été observé chez les patients les plus en détresse.

Cette étude systématique sur la comparaison entre le yoga méditatif et les services de santé mentale est importante pour plusieurs raisons. Premièrement, elle établit un lien de cause à effet entre les deux, ce qui permet de différencier plus facilement les différents aspects de cette intervention. Deuxièmement, elle montre qu’il existe une grande différence entre les types de traitement et que ceux qui utilisent la méditation et la pleine conscience, seuls ou ensemble, ont le meilleur pronostic. Enfin, elle montre que les personnes qui utilisent ces thérapies courent un risque plus élevé de développer une dépression et un stress.

Les auteurs de la méta-analyse ont constaté que les résultats étaient principalement positifs, mais qu’il y avait deux cas aberrants : les essais qui combinaient le hatha yoga et la pleine conscience et la mbsr avec la méditation. Ces études ont montré une différence dans les différences moyennes de 0,3, mais il n’y avait pas de différences significatives dans la différence moyenne standardisée. Par conséquent, bien qu’il y ait eu une différence dans les tailles moyennes des effets, les effets absolus étaient faibles et incohérents. Ces résultats ne soutiennent pas l’utilisation de programmes de gestion du stress basés sur la pleine conscience avec la méditation ou le masque seuls.

Une analyse de sensibilité effectuée par les chercheurs a montré que les études exclues ont pu biaiser leurs résultats en raison de la manière dont les procédures sont décrites et les échantillons sélectionnés. Par exemple, les participants ont été recrutés dans une grande université ayant un grand nombre d’étudiants. Par conséquent, il est possible que certains étudiants qui seraient plus susceptibles de répondre aux critères de l’échantillon sélectionné soient omis. De même, les participants pourraient être issus d’une zone géographique plus vaste ou présenter d’autres caractéristiques non observées qui pourraient affecter les résultats. Il est donc impossible de tirer des conclusions sur la base d’études réalisées avec des protocoles appropriés.

Les auteurs ont reconnu les limites potentielles telles que la petite taille des échantillons, les procédures d’intervention non standardisées, les implications peu claires des tests statistiques et les protocoles de traitement incomplets. Ils ont effectué une méta-analyse complète et ont identifié trois domaines de recherche future : la physiologie de l’exercice, les maladies inflammatoires et le contrôle de l’attention. Cette étude systématique a été menée pour déterminer les effets des interventions de yoga méditatif sur la détresse psychologique, la qualité du sommeil, la santé psychologique et physique, et les maladies inflammatoires. Toutefois, cette étude n’établit pas que ces interventions ont des effets bénéfiques sur l’un de ces domaines. D’autres études devraient être menées pour étudier la robustesse de l’effet rapporté.

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